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mercredi 26 février 2025
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JÉRÉMY DA SILVA, À PEINE PLUS D’UN AN POUR PERCER

JÉRÉMY DA SILVA, À PEINE PLUS D’UN AN POUR PERCER

Par Christopher Galmiche

Installé entraîneur depuis seulement un peu plus d’un an, Jérémy Da Silva a remporté cette année le Prix Wild Monarch avec Née en Bleue (Saint des Saints) et le Prix Finot grâce à Femme Bleue (Gémix). Briller avec des inédits lorsque l’on débute en tant qu’entraîneur n’est jamais chose aisée tant la concurrence est grande. Mais l’ancien jockey, établi à Maisons-Laffitte, a réussi cette performance : « Je suis un bosseur et je fais tout pour y arriver, comme tous mes confrères d’ailleurs. Hélas, parfois, nous manquons de chance. Je n’aurais jamais pensé remporter ces deux belles épreuves en si peu de temps. C’est quelque chose de magnifique mais, bien entendu, c’est grâce aux bons chevaux. » Rien n’a encore été décidé en ce qui concerne la suite du programme de Femme Bleue : « Femme Bleue a bien pris sa course. Elle m’a un peu surpris ce jour-là. Le matin, elle fait tout facilement et montre un peu de qualité. Elle est allée aux courses en étant prête mais je ne situais pas son réel niveau. Elle a placé une bonne accélération, ce qui est très intéressant. » En plus de Femme Bleue, pour la famille Papot, Jérémy Da Silva peut aussi compter sur un certain La Marche Bleue (Saint des Saints), deuxième du Prix Ferdinand Dufaure (Gr1) 2023 sous l’entraînement Nicolle. « Je dois remercier la famille Papot. C’est grâce à eux que je peux courir de belles courses et entraîner de bons chevaux. Être installé depuis un an, avoir la possibilité de travailler avec une telle casaque, avec de belles origines, pour un jeune entraîneur comme moi, c’est le top du top ! Tout se passe très bien et il faut continuer sur cette lancée ! »

Un choix à faire

Alors associé à Losange Bleu (Martaline), en tant que jockey, Jérémy Da Silva avait dû choisir entre sa carrière de jockey et celle, naissante, d’entraîneur. Il se souvient : « Lorsque j’étais associé à Losange Bleu, je ne montais plus beaucoup car je souhaitais m’installer entraîneur. Je ne me mettais plus assez en selle pour être associé à un cheval du niveau de Losange Bleu. Pour monter ce genre de cheval, il faut toujours se rendre aux courses et cela n’était plus mon cas car, à cette époque, je devais me mettre en selle une seule fois par semaine. Nous avions échangé avec la famille Papot et je devais choisir entre m’installer entraîneur ou continuer à monter, mais comme un jockey de haut niveau, c’est-à-dire régulièrement. Comme j’ai décidé d’arrêter de me mettre en selle pour m’installer, la famille Papot m’a confié quelques chevaux afin de m’épauler dans ma nouvelle carrière. » Encore très performant, Jérémy Da Silva montait pourtant de beaux parcours à Auteuil – ou ailleurs – ainsi que de bons chevaux. Dès lors, pourquoi décider d’arrêter à ce moment précis ? « Je ne prenais plus de plaisir à monter en course et je voulais m’installer depuis quelques années déjà. Je trouvais donc que c’était le bon moment pour le faire. Je ne voulais pas être contraint de m’arrêter parce que je n’avais plus de bons chevaux ou parce que je n’avais pas d’autre choix. Je voulais stopper ma carrière de mon plein gré. Et c’est ce qui s’est passé : j’ai pu progressivement arrêter d’être jockey tout en commençant à m’installer. À la dernière réunion à Auteuil, j’avais déjà deux chevaux dans mon effectif et j’ai cessé ma carrière de jockey à ce moment-là. »

L’obstacle et le plat également

Jérémy Da Silva a débuté sa carrière de jockey en plat par des premiers succès obtenus avec Takyro (Take Risks), lauréat de ses deux premières sorties à 2ans, pour son patron d’apprentissage Jean-Pierre Pelat. C’est aussi grâce à ce dernier qu’il a enlevé sa première course en obstacle associé à Khodjend (Kutub) à Auteuil. Sur la butte Mortemart, il a connu de grandes joies avec un premier succès de Groupe dans le Prix des Drags (Gr2) en selle sur Lagunak (Mansonnien), lequel lui a aussi offert le Prix La Haye Jousselin (Gr1). Lagunak était entraîné par Yannick Fouin, pour lequel Jérémy Da Silva a monté beaucoup de bons chevaux. Son palmarès de jockey est fourni, en obstacle et en plat, et il a conservé cet éclectisme une fois devenu entraîneur : « En tant que jockey, j’ai toujours aimé le plat, mais j’étais grand et j’ai connu des problèmes de poids. Je me suis donc dirigé vers l’obstacle. J’ai commencé à monter de bons chevaux et j’ai opté pour l’obstacle. Lorsque je me suis installé entraîneur, j’ai eu beaucoup de chevaux de plat, ce que je n’aurais jamais pensé. Je me suis donc un peu lancé avec le plat par la force des choses mais peu à peu j’ai également eu des chevaux d’obstacle. Désormais, au sein de mon effectif, on retrouve plus de sauteurs que de galopeurs. Je souhaite conserver cette diversité plat/obstacle dans mon effectif même si mon écurie sera orientée plus vers la seconde discipline à l’avenir. J’aime également fabriquer de jeunes chevaux en plat puis les mettre en obstacle ensuite… s’ils sont barrés en plat. C’est quelque chose que j’aimerais faire. »

Maisons-Laffitte, un choix qui coule de source

Jérémy Da Silva a fait toute sa carrière de jockey en ayant la confiance des professionnels mansonniens. À l’heure du choix du lieu d’installation, Maisons-Laffitte était donc logique : « Maisons-Laffitte, c’était une évidence pour moi. J’étais apprenti chez Jean-Pierre Pelat, pour lequel j’ai monté en plat et j’ai remporté ma première course en obstacle. Ensuite, j’ai travaillé avec Yannick Fouin, Jean-Paul Gallorini aussi. Je connais donc les pistes d’entraînement par cœur et je ne me voyais pas m’installer ailleurs. Pour un jeune entraîneur, c’est un avantage de connaître les pistes. De plus, nous sommes à côté de Paris, ce qui est pratique pour le transport et le personnel. C’est très important de se projeter sur ces paramètres logistiques lorsqu’on s’installe. »

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