MANIFESTATION ET JOURNÉE « FILIÈRE MORTE » LE JEUDI 7 NOVEMBRE
Comme nous vous l’annoncions dans notre précédente édition, mardi, en toute fin de journée, associations et syndicats se sont mis d’accord pour manifester ensemble le jeudi 7 novembre contre le projet du gouvernement d’une taxation supplémentaire sur le pari hippique. Une autre réunion s’est tenue mercredi après-midi, où il a été acté que la mobilisation se concentrerait uniquement sur Paris et qu’il y aurait bien une journée « Filière morte » ce jour-là , c’est-à -dire sans courses de galop ni de trot. Si nous connaîtrons le parcours de la manifestation dans les jours qui viennent, on sait qu’elle devrait s’élancer dès 13 h. François-Xavier de Chevigny, président de l’Association des entraîneurs de galop, nous a indiqué : « Nous n’avons pas le choix ! Chaque syndicat, chaque association va maintenant mobiliser ses troupes. Nous appelons également toutes les composantes de la filière à se joindre à nous. L’ensemble des socioprofessionnels est déterminé et appelle à ce qu’il n’y ait pas de courses ce jour-là . Il faut montrer au gouvernement que ce projet est mortifère pour notre filière. Certes, l’amendement déposé n’est plus le même qu’au début, mais 35 millions restent un coût trop élevé. Le gouvernement doit y renoncer définitivement et ne pas le remettre sur la table au moment du 49.3, si cela venait à arriver. L’équilibre de notre filière en dépend. Honnêtement, le 7 novembre : soit on marche, soit on crève ! »
PLUSIEURS AMENDEMENTS POUR EXCLURE LES PARIS HIPPIQUES DU PROJET
Depuis mercredi soir, l’amendement porté par le gouvernement et visant à taxer davantage les jeux d’argent a fait l’objet de cinq sous-amendements. Ils ont été déposés par plusieurs parlementaires, dont Géraldine Bannier ou encore Éric Woerth. Ces sous-amendements ont tous pour point commun de vouloir exclure les paris hippiques du projet porté le gouvernement. Cela a d’ailleurs donné lieu à une scène cocasse en commission, où, interrogé par la députée Géraldine Bannier, le ministre des Sports, Gil Avérous, a découvert, à son grand étonnement, que les paris hippiques étaient concernés par l’amendement porté par le gouvernement…