HONGRES DANS L’ARC ?
OUIÂ : VOS COMMENTAIRES
Oui… car l’Arc doit réunir les meilleurs chevaux du monde
« L’Arc, en tant que supposée « plus grande course du monde », est une course créée dans le but de déterminer le meilleur pur-sang de l’année. Non seulement il serait dommage de se priver de certains des meilleurs chevaux de la planète (Goliath, Calandagan, etc.) pour le rating de la course, mais cela exclut en plus théoriquement de voir le meilleur cheval du monde couronné, ce qui est pourtant l’objectif de l’Arc. De plus, cela ne barrera pas la route à un potentiel étalon en devenir, puisqu’à cette période de l’année, les futurs étalons ont très souvent déjà fait leurs preuves et gagné Gr1. »
« Si l’Arc veut être la meilleure course du monde, il faut qu’il y ait les meilleurs chevaux du monde au départ. Peu importe le sexe. »
« Pour le prestige, le rayonnement international et le niveau de l’Arc, l’intérêt collectif est d’avoir les meilleurs chevaux en piste – même hongres. L’Arc, meilleure course du monde, valorise globalement le programme français des courses. L’intérêt collectif doit primer. »
« Interdire les hongres dans les plus belles courses, cela revient à s’interdire, certaines années, les plus beaux matchs entre les meilleurs chevaux du monde. Un match Trêve, Orfèvre, Cirrus des Aigles aurait été une affiche magnifique. De plus, un hongre sera celui qui aura le plus de chance d’écrire l’histoire en gagnant trois fois l’Arc et ainsi écrire la plus belle page du monde des courses française et marquer au fer rouge l’esprit du public. (Pas de pression pour le propriétaire entre la carrière d’étalon où de courses, le choix est déjà fait). En obstacle, Al Capone et Katko sont ceux qui ont marqué les esprits du grand public sur plusieurs générations car ils ont duré et ne sont pas devenus étalon…. La vraie question est : allons-nous continuer à nous laisser guider par l’argent (un entier qui gagne l’Arc, c’est un prix de saillie plus cher mais pas ou peu de chance de le revoir défendre son titre l’année suivante) ou par la passion du sport et des foules (un hongre ne verra pas son prix de saillie augmenter, mais sa popularité augmenter – elle oui ! – car on voudra tous le soutenir l’année suivante pour réitérer sa performance…). »
« La compétition souffre clairement de l’absence des hongres. Cela réduit le niveau de compétitivité, car d excellents chevaux, qui pourraient élever la qualité de la course, sont écartés. Ce choix prive les spectateurs d’une véritable confrontation entre les meilleurs chevaux disponibles. »
Oui… car l’Arc n’est pas une course de sélection
« L’Arc a lieu à une période de l’année où la sélection (Poules, Jockey Club, Diane, Jacques Le Marois…) est terminée. L’Arc est une course de consécration, pas de sélection. Dès lors, l’ouverture à toutes les catégories est souhaitable. »
« Si les courses de sélection doivent demeurer fermées aux hongres, il me semble que l’Arc ne se place pas vraiment dans cette catégorie, au même titre que les King George d’ailleurs. Je le vois plus comme un super-championnat des meilleurs chevaux venus du monde entier : dans ce cas, l’ouvrir aux meilleurs hongres permettrait d’en rehausser encore la valeur sportive. Par ailleurs, je remarque que le débat concernant l’ouverture se pose toujours par rapport à la future carrière d’étalon des mâles, qui serait ternie par une défaite face à un hongre (ce qui me semble de toute façon un argument bancal, les étalons les plus commerciaux n’étant pas forcément ceux ayant brillé sur 2.400m). Par conséquent, si l’on pousse le raisonnement à l’absurde : devrions-nous fermer l’Arc aux femelles ? Personne n’a pourtant reproché à Trêve, Enable ou Alpinista de diminuer la valeur d’étalon des mâles qu’elles ont devancé… »
« La sélection, quoi qu’il se passe, sera toujours là même. La sélection ne se fait pas sur une course mais sur une carrière. »
« Ce n’est pas un classique, ni une épreuve de sélection mais un « championnat » de fin de saison, les hongres ont donc leur place. »
Oui… car l’Arc gagnerait en popularité et en enjeux
« L’intérêt de la sélection est tout à fait louable pour continuer d’interdire l’Arc pour les hongres… Cependant, est-ce que la démocratisation de notre sport ne deviendrait pas un élément encore plus important ? J’entends par là que cela rendrait les courses populaires et ferait venir du monde sur les hippodromes. Et cela passe par la notoriété des champions qui se confrontent sur les champs de courses. Comme des joueurs de foot ou rugby, des chevaux avec une grande notoriété attirent les foules, ce qui est le cas avec certains trotteurs. Souvenez-vous d’Enable, qui avait eu des goodies à son effigie lors de sa 3eme et 4eme tentative dans l’Arc. Un cheval qui ne court qu’à 3 ans arrive presque comme inconnu du grand public, même avec une victoire classique. Alors qu’un cheval que l’on retrouve plusieurs années de suite peut motiver certaines personnes à venir ! Et ce serait le cas avec des hongres ! »
« Les plus grandes courses du monde réservées aux chevaux d’âge sont ouvertes aux hongres ! Alors pourquoi pas l’Arc ? Il est certain que certains cracks castrés amèneraient encore plus d’enjeux au PMU. Avec le temps, il faut évoluer ! »
NONÂ : VOS COMMENTAIRES
Non… car l’Arc est l’une des épreuves les plus importantes de notre programme de sélection
« L’Arc est LA course à gagner pour les futurs étalons qui possèdent suffisamment de tenue ; ne la dévoyons pas ! »
« Le but d’un programme de sélection est de choisir les meilleurs individus d’une génération pour qu’ils procréent la génération suivante. Les hongres ne peuvent pas contribuer à l’amélioration de la race ; ils ne doivent donc pas pouvoir participer à l’Arc. Pour illustrer la nocivité de l’ouverture aux hongres de toutes les épreuves de sélection, il suffit d’observer ce qui se passe en Australie et en Nouvelle Zélande. Dans un article récent, il a été observé que les étalons stationnés dans ces deux pays étaient sans doute moins bons que les étalons européens. Un autre exemple consiste à comparer la France et l’Irlande pour la sélection des chevaux d’obstacles. La supériorité de l’élevage français est notamment due à la participation de poulains entiers dans les courses de sélection à 3ans et 4ans. De nombreux étalons français dont la descendance a réussi en obstacle avaient eux-mêmes des performances dans cette discipline. C’est très rarement le cas Outre-Manche. En conséquence, les Irlandais nous achètent ces étalons avec des performances, confirmant ainsi leur supériorité génétique. Les estimations que nous faisons chaque année confirment cette observation. »
« Le but des courses hippiques doit rester la sélection des meilleurs mâles ou femelles pour l’amélioration de la race. Dès lors, comment imaginer une course classique gagnée par un hongre ? »
« Les courses sont faites d’une pyramide et le Graal est fait pour la sélection qui influencera par conséquent sur l’élevage. Qui dit élevage dit reproductrices et étalons ! »
Non… car l’Arc doit rester le tournoi mondial intergénérationnel et intersexe de l’année
« La castration est une sorte de dopage naturel et favorise les hongres (que l’on voit de plus en plus en course dès 3ans). Un but majeur de nos courses est la sélection et l’élevage – et donc la production d’étalons. Les grandes courses classiques qui sélectionnent ces étalons (Jockey-club, Poule d’Essai, Jacques Le Marois etc.) sont la gloire du programme français et doivent être réservés aux mâles. L’Arc de Triomphe sélectionne moins d’étalons mais tout de même plusieurs, pour le plat et l’obstacle, et avec une dominante de tenue qu’il faut conserver : il devrait donc à mon sens rester réservé aux mâles. On risque sinon d’en faire une course pour hongres et d’attirer moins les bons 3ans classiques. L’Arc doit être le tournoi mondial intergénérationnel et intersexe de l’année. Les hongres ont beaucoup d’autres opportunités pour s’exprimer. »
Non… car l’Arc verrait son image se ternir
« L’Arc y perdrait automatiquement sa dimension mythique et sa renommée mondiale. Il serait rabaissé au niveau des courses bien dotées mais sans âme, qui existent déjà en trop grand nombre. »
« Ouvrir la course aux hongres serait prendre le risque de ternir sa raison d’exister : la sélection pour l’élevage. Il existe dans le monde d’autres courses très bien dotées et ouvertes aux hongres. On ne peut pas tout avoir… mais pour courir l’Arc, justement, il faut tout avoir ! Classe, vitesse, tenue ainsi qu’une potentielle carrière au haras. Il ne s’agirait pas de créer uniquement la course aux dotations. Lorsque l’on voit, récemment, que d’excellentes pouliches qui auraient participé à la popularité de cette épreuve ont été scratchées (comme Verry Elleegant), il ne semble pas qu’il s’agisse d’une course qui manque de partants… Donc pas besoin d’avoir les hongres en plus. »