LES COURSES SONT UNE BIEN BELLE CHOSE…
C’est l’histoire du coup de foudre d’un adolescent pour les courses, à Évry. Philippe Jaenada a ressenti, ce jour-là , une émotion indescriptible. Comment décrire en effet un coup de foudre, quelque chose d’aussi physique que mystique ? Ce jour-là est resté gravé dans le cÅ“ur de l’homme qui entre-temps est devenu l’un des écrivains français les plus lus. À l’occasion de la parution de La désinvolture est une bien belle chose (Mialet-Barrault éditeurs), il nous a accordé une longue interview… où il a plus été question de courses que de littérature ! « Toute ma vie a été consacrée aux courses de chevaux. Il y a toute une période, de ma vingtaine jusqu’à la naissance de mon fils, où j’allais tous les jours sur les hippodromes lorsqu’il y avait des courses à Paris. Je n’avais pas de vie régulière. La nuit, je faisais le papier, je me couchais vers 5 ou 6 h, je me levais vers midi et j’allais beaucoup à Auteuil. Pendant des années, je n’y ai pas loupé une réunion, tant l’hippodrome est facile d’accès. Et quand je pouvais, Longchamp, Saint-Cloud, Vincennes, Chantilly… »
Un coup de foudre… Et, pourtant, une peur immense du cheval. Ses trois expériences sur le dos de notre animal préféré se sont mal passées. Jaenada a fini au milieu de la ville, poursuivi par le moniteur en mobylette. Ou au milieu de la forêt, seul, pendant de longues heures parce que son cheval a décidé de se promener de lui-même. Et, enfin, une mauvaise chute et un poignet cassé. Une relation si particulière au cheval, « un mélange de terreur animale, instinctive, pas raisonnée… et d’amour absolu. » C’est aussi l’histoire d’un second coup de foudre, un matin d’août 2024 à Beaupréau et, peut-être, le début d’une nouvelle aventure.
Anne-Louise Echevin
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