LE PARADOXE FRANÇAIS
Avec le retrait de Daylight (Earthlight) jeudi matin, le Prix Robert Papin (Gr2) se courra dimanche sans aucun 2ans français. Où sont nos juniors suffisamment « vite » et doués pour prétendre s’aligner dans un Groupe sur 1.200m, sur le chemin qui mène au Sumbe Prix Morny (Gr1) ?
Une concurrence trop frontale avec le Cabourg (Gr3), qui a lieu deux semaines plus tard sur les 1.200m ligne droite normande ? Même pas, car seules trois 2ans tricolores ont été engagées à Deauville. Avec le Yacowlef (L), une semaine plus tôt ? Non plus. Seule Apollo Fountain (No Nay Never) y défendait l’entraînement français…
Une baisse des effectifs de 2ans ? Non : les chiffres de France Galop annoncent 1.936 2ans déclarés à l’entraînement au 1er juillet, contre 1.842 l’an dernier, et plus particulièrement, en région parisienne, 116 juniors supplémentaires.
Où les trouve-t-on ? Une rapide étude de la physionomie des courses de 2ans ayant eu lieu depuis le 1er juillet apporte une première réponse : les seules épreuves qui ont attiré douze partants ou plus sont un maiden sur 1.400m à La Teste, un maiden « filière » sur 1.600m à Clairefontaine, une course d’inédits sur 1.400m au Lion-d’Angers, et un réclamer sur 1.200m à Dax. Des 2ans avec de la tenue – les premières courses pour 2ans sur le mile ne débutent pas avant le 1er juillet – ou de « petite » valeur. Que l’on laisse la vitesse et la précocité aux britanniques n’est pas une nouveauté. Mais cela pourrait finir par avoir des conséquences sur le programme de nos courses pour 2ans.