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jeudi 27 février 2025
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PHILIPPE BOUCHARA, LA GRANDE INTERVIEW

PHILIPPE BOUCHARA, LA GRANDE INTERVIEW

À quelques heures du coup d’envoi du Festival du Galop de Vichy, le président Philippe Bouchara qui, depuis décembre dernier, est aussi le vice-président de France Galop chargé des régions, nous a accordé un long entretien.

Par Guillaume Boutillon

gb@jourdegalop.com

Jour de Galop. – Pour quelles raisons avez-vous choisi de soutenir Guillaume de Saint-Seine lors de la dernière campagne ?

Philippe Bouchara. – J’estimais, non pas que nous devions tourner une page, mais qu’il fallait une nouvelle dynamique au sein de l’Institution. La manière dont Guillaume de Saint-Seine voyait la suite des événements a su me convaincre. J’estimais qu’il s’inscrivait dans une ligne qui allait dans le bon sens : celle en mesure de moderniser les courses. Nous avions des idées en commun et il est toujours plus facile de soutenir quelqu’un dont vous partagez les idées et les objectifs.

Comment se passe la gouvernance sept mois après l’élection de Guillaume de Saint-Seine et trois mois après la nomination d’Élie Hennau au poste de directeur général ?

Cela se passe plutôt très bien. Les rapports entre les administrateurs et les équipes de France Galop sont, à mon sens, très bons. Nous avançons comme cela doit se faire dans un système associatif : les directeurs, avec leurs équipes, mettent en action les décisions prises par le président, mes collègues vice-présidents (Frédéric Landon et Arnaud de Seyssel), le conseiller spécial (Patrick Klein), et les membres du conseil d’administration avec lesquels il est très agréable de travailler. Les équipes de France Galop, comme les autres composantes de la famille Galop, sont mises à contribution et font partie prenante de la stratégie, comme l’a tout récemment rappelé Élie Hennau. Il y a donc une vraie dimension collective dans le projet mis en œuvre.

Une baisse du fonds commun est quasiment actée pour 2024. Faut-il, avec la baisse des enjeux durant ce premier semestre, s’attendre à d’autres annonces encore ?

[Il coupe] Ce n’est pas une baisse du fonds commun. C’est juste que la hausse qui avait été prévue a été révisée au niveau de 2023. Aujourd’hui, France Galop, la SETF et la FNCH travaillent sur un plan d’économies. Le PMU a annoncé qu’il livrerait peut-être 13 millions d’euros de moins que prévu et c’est pourquoi il faut anticiper. Ces économies, en revanche, ne toucheront pas les hippodromes en régions, à moins que nous subissions une très grande secousse d’ici la fin de l’année. Pendant trop longtemps, les économies ont souvent été faites sur le dos des régions, je veillerai à ce que cela ne se reproduise pas.

« France Galop n’avait pas eu une très bonne image dans les régions »

Votre fonction de vice-président de France Galop chargé des régions est apparue avec l’élection de Guillaume de Saint-Seine. En quoi consiste votre rôle ?

La fonction est large. Contrairement au Trot, France Galop n’avait pas une très bonne image dans les régions. Je ne vais pas revenir dessus, mais certaines décisions prises ces dernières années ont été assez mal vécues par les régions, qui ont été mises devant le fait accompli. L’idée de cette vice-présidence chargée des régions est que, en cas de réformes, de transformations, ce sentiment d’injustice n’existe plus. Le vice-président chargé des régions doit à la fois être l’ambassadeur de France Galop sur les territoires mais aussi celui qui remonte à Paris ce qui se passe en régions.

Quelle est votre priorité pour les régions ?

Il n’y a pas une, mais des priorités ! Faire en sorte que le courant passe le mieux possible entre France Galop et les régions est la plus évidente mais ce n’est pas la seule. Nous devons être au rendez-vous sur tous les sujets « chauds » du moment : ceux de l’eau, de l’énergie, du bénévolat, des centres d’entraînement… Il y a énormément de dossiers en régions. Et cela ne peut se faire qu’avec l’appui des sociétés mères et de la FNCH [dont Philippe Bouchara est aussi le vice-président, ndlr].

« À partir du moment où France Galop met un plan en action, il faut qu’il soit déployé partout pour qu’il ait du sens »

France Galop a mis en place son Plan Propriétaires. Qu’en est-il en régions ?

Ce plan – qui est l’un des dossiers prioritaires sur lequel nous travaillons actuellement -, il va falloir le « vendre » dans les régions. Si l’on met des actions sur les hippodromes dits parisiens, il faudra en mettre sur l’ensemble de notre territoire, c’est-à-dire sur les pôles où il existe un vivier important de potentiels propriétaires. Il ne s’agit bien sûr pas de mettre en place le réceptif du Prix de Diane Longines pour un Grand Prix de province, mais il faut veiller à ne pas créer un trop grand décalage entre Paris et les régions. Attention : je ne dis pas que l’accueil est mauvais en région – très loin de là, même, car il y a beaucoup d’initiatives menées en régions dont France Galop devrait s’inspirer en matière d’accueil du public, des parieurs et des professionnels -, je dis seulement qu’à partir du moment où France Galop met un plan en action, il faut qu’il soit déployé partout pour qu’il ait du sens. Nous allons devoir travailler avec les principaux hippodromes régionaux, de manière à ce qu’un propriétaire se dise : « Que l’on soit en régions ou à Paris, c’est magnifique. »

Existe-t-il trop d’hippodromes en France, comme le disent certains ?

Pour l’instant, la question ne se pose pas. Il y a d’autres dossiers avant celui-ci. Cependant, elle revient régulièrement dans la presse quotidienne régionale. Après les événements de sécheresse lors des derniers étés, certains ne comprenaient pas pourquoi des hippodromes distants parfois de moins de 20km organisaient des réunions de courses à peu près au même moment et se permettaient d’arroser leurs pistes, contrairement aux agriculteurs locaux qui eux n’en avaient pas le droit… Mais cette question se pose aussi par rapport à tous les défis que nous allons devoir affronter : ceux de l’énergie, du bénévolat, etc. Il y a des régions où la question ne se pose pas, mais d’autres où il va peut-être bientôt falloir réfléchir à notre maillage d’hippodromes. Notre sport s’est professionnalisé, l’exigence du public, celle en matière de bientraitance animale ou encore celle des entraîneurs vis-à-vis de la qualité de la piste, est beaucoup plus forte qu’avant. Regrouper des sociétés de courses afin de privilégier un champ de courses qui court trois fois par an plutôt que d’avoir trois sites qui courent une fois aurait sans doute un sens d’un point de vue économique et dans l’organisation des courses.

Évoquons Vichy désormais. Quels sont vos objectifs pour ce meeting 2024 ?

L’idée est toujours la même : faire de notre mieux pour la piste, pour l’accueil des socioprofessionnels, et rassembler un maximum de public autour de nos courses. Un gros travail est effectué tout au long de l’année par les équipes pour que le Festival se passe du mieux possible. Ces dernières années ont été très satisfaisantes, aussi bien sportivement, avec d’excellents chevaux qui sont passés chez nous et une très bonne moyenne de partants (un peu moins de douze partants l’an passé), qu’en termes de fréquentation. Il y a quelques jours, lors de la Speed Cup de Trot, sous de fortes pluies, nous avons réussi à rassembler près de 2.500 personnes… Je suis donc très confiant sur notre capacité à encore rassembler plusieurs milliers de personnes pour notre Grand Prix !

« Nous avons davantage de réservations de boxes pour le meeting 2024 »

Votre ambition était de donner une dimension internationale à votre meeting. Y êtes-vous parvenu ?

Cela a toujours été plus au moins le cas. Et, au regard des réservations de boxes, c’est encore le cas, avec des Anglais, des Allemands… D’ailleurs, à ce jour [l’interview a été réalisée jeudi, ndlr], nous avons davantage de réservations de boxes, avec de nouveaux noms qui apparaissent. Un petit souci d’arrosage nous a contraints à réduire légèrement notre nombre de partants sur 1.850m et 2.000m [lire notre édition du vendredi 12 juillet, ndlr]. Ce n’est vraiment pas dramatique car je suis un fervent partisan des courses à 14 ou 16 partants ! (rires).

Il y a deux ans, dans nos colonnes, vous nous annonciez être en réflexion autour d’un grand projet de parc à thème « cheval ». Qu’en est-il ?

Nous avançons. Le fait qu’il n’y ait plus d’obstacles à Vichy nous a permis de récupérer le centre de l’hippodrome. Ce qui est certain, c’est que nous devons aplanir un peu le terrain. Des études sont en train d’être faites pour voir comment nous pouvons l’aménager afin de mettre en avant d’autres activités autour du cheval.

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