Élevage /

Comment fabrique-t-on un Wootton ?

Par Adrien Cugnasse En s’imposant dans le Prix de Fontainebleau (Gr3), Wootton (Wootton Bassett) s’est affirmé ce dimanche comme l’un des favoris pour l’Abu Dhabi Poule d’Essai des Poulains. Il est le 14e black type élevé par Guido Sels depuis 2007, l’année où il a repris le haras de Quétiéville. La méthode de cet éleveur sort des sentiers battus… La genèse de Wootton est révélatrice des habitudes de Guido Sels. Ce Belge, qui a fait carrière dans le bâtiment, aime utiliser de jeunes étalons, en première ou en deuxième année de monte, alors que leur production n’a pas encore été vue en piste. Lors de la saison 2014, celle où Wootton a été conçu, son père, Wootton Bassett (Iffraaj), officiait à 4.000 € au haras d’Étreham. Les 14 black types façonnés au haras de Quétiéville par son actuel propriétaire, , sont tous issus d’étalons différents stationnés en France. Dix de ces douze étalons officiaient à 7.000 € ou moins (dont quatre à un tarif ne dépassant pas 3.000 €). Le croisement qui a donné Wootton. Olivier Foucher, directeur du haras de Quétiéville, se souvient : « Monsieur Sels aimait bien Wootton Bassett en tant qu’individu. Cette année-là, il lui avait d’ailleurs envoyé deux juments. En outre, il utilise souvent des jeunes étalons et à des tarifs raisonnables. Il envoie rarement des juments à la saillie hors de France. American Nizzy (American Post), la mère de Wootton, est une petite jument qui toise environ 1,60m. Comme son fils, elle avait beaucoup d’énergie et un port de tête assez haut. À 2ans, elle s’était no...

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