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LE MAGAZINE – Quand le Prix Nobel d’économie fait l’éloge des parieurs !

  Richard H. Thaler a obtenu le Prix Nobel d’économie 2017. À la fin des années 1980, il a cosigné un article largement consacré au pari mutuel dans le Journal of Economic Perspectives. Les parieurs hippiques y sont décrits comme des investisseurs compétents dont le comportement permet de mieux comprendre celui des professionnels de la finance !   Richard H. Thaler est un théoricien de la finance comportementale. Ses travaux portent sur les biais cognitifs et leurs effets économiques sous forme d'anomalies de marché. Il a publié plusieurs articles qui font appel à l’étude des paris hippiques. Ce sont d’ailleurs des galopeurs qui illustrent la couverture de The Winner’s Curse, l’un de ses ouvrages. Son article publié dans le Journal of Economic Perspectives, dont nous vous proposons une synthèse, est à replacer dans le contexte américain de la fin des années 80, avec une population de parieurs  et des modes de prises de paris qui sont certainement nettement différents de ce que nous connaissons actuellement en France. Mais selon lui, pas de doute : le pari hippique, presque plus que la bourse, récompense la capacité de raisonnement des joueurs. Le pari mutuel, un bon sujet d’étude. « Les économistes ont toujours vu la bourse comme un moyen de tester leurs concepts de rationalité et d’efficacité économique. Mais le marché des paris est en fait, grâce à une caractéristique précise, plus adapté pour tester ces deux concepts. En effet, les jeux d’argent ont une fin et à cet instant précis, le pari a une valeur déterminée. L’absence de fin complique le testage de la rationalité dans le marché boursier : la valeur dépend à la fois du prix actuel d’un titre et de la somme qu’une personne sera prête à débourser dans l’avenir pour l’acquérir. D’autres raisons permettent d’expliquer la tendance du marché des paris à être efficace. Leur brièveté et la possibilité de multiplier l’expérience de jeu favorisent l’apprentissage. » Les parieurs ont une expertise considérable. « L’argent placé dans un pari simple gagnant représente une probabilité subjective qu’un cheval remporte la course. En enchaînant les paris, tout un chacun est capable de déterminer une probabilité subjective qu’un cheval gagne. Les chevaux choisis par la foule des parieurs gagnent souvent (environ une fois sur trois). Ces résultats sont impressionnants. La corrélation entre les pro...

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