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LA SEMAINE DE L’ÉLEVAGE – Sea the Moon tutoie les étoiles

  Par Franco Raimondi Ce n’est pas tous les jours qu’un yearling issu d’un étalon de première production, faisant la saillie à 15.000 £, est adjugé 460.000 €. Il a beau cocher toutes les cases, comme on dit dans le jargon des ventes, cela ne suffit pas forcément pour engendrer un retour de presque trente fois le tarif de son père. Surtout si sa page de catalogue est bonne, mais pas exceptionnelle, et que le meilleur produit de sa mère est un troisième du Prix du Cadran. Sea the Moon (Sea the Stars) est l’étalon en question, Godolphin l’acheteur de son fils chez BBAG, et le Gestüt Gorlsdorf l’éleveur du poulain. Le meilleur vainqueur de Derby en 2014. Le 8 juillet 2014, deux jours après le Derby allemand, le classement des Longines World’s Best Racehorses offrait une surprise : le gagnant de Hambourg, Sea the Moon, avait un rating de 124, c’est-à-dire une livre de plus qu’Australia (Galileo), le double lauréat d’Epsom et du Curragh, et cinq de plus que The Grey Gatsby (Mastercraftsman), qui avait remporté le Prix du Jockey Club. Un mois après, la valeur du champion allemand fut revue à la hausse : 125. Il était alors le meilleur 3ans du monde sur 2.000m et plus, une livre de plus que l’américain California Chrome (Lucky Pulpit). Onze longueurs, presque un record. Sea the Moon n’a recouru qu’une fois après son exploit dans le Derby, où il avait laissé son dauphin, Lucky Lion (High Chaparral), à onze longueurs. C’est la marge la plus grande dans l’histoire des Derby en Europe après les molte (beaucoup) utilisés en Italie pour Nearco (Pharos), qui avait passé le poteau avec plus de 20 longueurs sur ses rivaux en 1938, et les douze longueurs de St Jovite (Pleasant Colony) dans le Derby irlandais 1992. Même le grand Shergar (Gr...

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