Institution / Ventes /

LE MAGAZINE – À 40 ans, les breeze up européennes sont arrivées à maturité

Par Franco Raimondi De zéro (0,24 %) à 12 (12,54 %) en 40 ans. C’est le rapport entre le chiffre d’affaires des breeze up et celui des ventes de yearlings en Europe. La première breeze up fut organisée à Doncaster en 1977. C’était un petit marché, avec 44 poulains vendus pour un peu plus de 100.000 Gns. Cette année, les différents catalogues européens regroupent 1.092 chevaux, soit 11 de moins que l’année dernière mais une centaine en plus qu’en 2011.   Plus 60 % en 10 ans. Le chiffre d’affaires de ce type de ventes est monté en flèche. Les 24,8 millions d’euros de 2006 sont devenus 41,5 millions en 2015 avant de baisser à 39,8 millions en 2016, suite à la chute de la livre sterling qui a perdu plus de 10 %. Les 2ans clé en main, comme on disait à l’époque des premières breeze up, ont coûté en moyenne 56.448 € en 2016 alors que 5 ans auparavant, il fallait 43.031 € pour acquérir l’individu moyen. Nunthorpe, mais aussi Gold Cup. Les ventes de 2ans sont devenues un créneau important du marché du pur-sang et ont pris de la solidité. Ce n’est plus un phénomène d’un jour, mais un pilier. Les résultats plaident en la faveur des chevaux sortis des breeze up. Depuis 2011, pas moins de 74 chevaux issus de ce type de vente ont gagné 114 courses de Groupe. Les lauréats de Gr1 sont au nombre de 14 et ils ont remporté 18 succès au top-niveau. Margot Did (Exceed and Excel) s’est imposée sur les 1.000m des Nunthorpe Stakes alors que Trip to Paris (Champs Élysees) a connu son jour de gloire sur les 4.000m de l’Ascot Gold Cup. La jument a coûté 10.000 Gns, le hongre 20.000 Gns. Les chevaux issus de breeze up n’ont pas encore remporté le Derby mais The Grey Gatsby (Mastercraftsman) – acheté 120.000 € à Arqana – s’est imposé dans le J...

J'ACHÈTE L'ARTICLE / JE M'ABONNE JE SUIS ABONNÉ / JE ME CONNECTE

Vous aimerez aussi