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Vers une réduction du nombre de coups de cravache en 2017

France Galop a décidé de réduire le nombre de coups de cravache autorisé en course dès le 1er février. Seulement six coups de cravache seront autorisés au lieu de huit jusqu’alors. Cette réforme n’est pas la première. En 2000, l’autorisation est passée de douze à dix coups de cravache autorisés en course, en 2005, elle a été réduite à huit. Cette réforme n’arrive pas seule, puisque les sanctions données aux jockeys pour coups de cravache excessifs ont également évolué.

L’Association des jockeys a un avis mitigé. Cette décision a été prise après discussion avec l’Association des jockeys et Jacques Ricou, son président, nous a expliqué : « C’est une décision qui a été prise par les commissaires de France Galop. Ils n’étaient pas obligés de nous inclure dans la discussion mais ils l’ont fait et cela a été très appréciable. Au départ, la réduction du nombre de coups de cravache autorisé devait être entre trois et cinq. Après avoir discuté, les instances ont pris en compte nos remarques et ont descendu le nombre de huit à six. C’est en accord avec les réglementations mises en place dans nos pays voisins. Et nous n’avions pas touché à cette règle depuis environ dix ans. Ces dernières années, sauf cas exceptionnel, il n’y a pas eu énormément d’abus quant à l’utilisation de la cravache. L’idée est de donner des coups à bon escient car l’image que l’on renvoie est très importante. Par contre pour des questions de sécurité, je ne pense pas que l’on puisse monter sans cravache. Le problème c’est l’abus, comme partout, il faut savoir trouver un juste milieu. » Ce qui semble déplaire du côté des jockeys, c’est plutôt la mise à jour des sanctions. Jacques Ricou a ajouté : « Le tableau des sanctions est plus sévère pour les jockeys. Au bout de la deuxième infraction, nous avons une mise à pied. La sanction est plutôt lourde, c’est tout de suite très répressif. Auparavant, on avait des amendes jusqu’à la troisième infraction. À présent c’est une mise à pied. Nous n’avons plus le droit à une deuxième chance. Il faut s’adapter, tout faire pour assimiler les règles qui entrent en vigueur et donner le bon exemple. »

 

 

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