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La réussite des « FR » en 2016 abaisse la prime par cheval à 96,4%

France Galop budgète en début d’année une enveloppe de prime propriétaire d’un montant de 44,63 millions d’euros. Cette somme est garantie. Pour être sûr de ne pas la dépasser, puisque la société-mère ne peut pas se le permettre, elle commence par ne verser que 90% de prime pendant l’année. C’est seulement en janvier suivant qu’en fonction que ce que représentent ces 90%, elle verse la somme restant à l’intérieur de l’enveloppe. Si les « FR » ont beaucoup gagné au cours de l’année, la somme restant à distribuer est forcément plus faible. S’ils ont peu gagné, la somme par cheval est plus forte. Mais dans tous les cas de figure, l’enveloppe globale reste la même. L’exercice n’est pas toujours bien perçu. Depuis la création de cette mesure, on sent bien que France Galop a du mal à communiquer. Cette année, la société mère annonce par exemple un complément de 6,4 %. En apparence les propriétaires sont perdants par rapport à 2015 où le complètent avait 11,59%. En réalité, la somme globale distribuée est strictement la même en 2015 et en 2016. Cet ajustement du pourcentage n’entraîne aucune baisse d’allocation.

Une conséquence de la réussite des « FR ». Mais l’étude du tableau de bord fourni par France Galop (que vous pouvez télécharger par le biais du lien figurant en bas de cet article) est sans appel : le dépassement par rapport au budget prévu provient majoritairement des performances des « FR » dans les courses de Listed ou de Groupe. Ce sont 9,226 millions d’euros qui ont été versés dans ces courses-là, soit une hausse de 19 % par rapport au budget prévu de 7,779 millions d’euros. La variation est encore plus importante si l’on considère uniquement les 3ans dans cette catégorie de courses : 4,434 millions d’euros ont été versés, soit une hausse de plus de 40 % par rapport au budget prévu.

L’amélioration de l’élevage français est en marche. Passons des chiffres au sport : cette progression signifie que les chevaux « FR » (ou assimilés comme tels) ont « performé » au-delà des projections réalisées. En 2016, La Cressonnière (Le Havre) et Almanzor (Wootton Bassett), lauréats du Prix de Diane Longines et de la Poule d’Essai des Pouliches pour la première nommée, et du Prix du Jockey Club pour le second, sont estampillés « FR », et cela a évidemment pesé dans la balance. C’est une preuve factuelle que l’élevage français s’améliore. La jumenterie, d’une part, mais aussi le parc étalons, puisqu’il faut souligner que ces deux 3ans sont issus d’étalons faisant la monte en France. Et pour quelles raisons les primes propriétaires ont-elles été mises en place en 1974 ? Pour encourager l’investissement dans des chevaux français, et in fine, soutenir, donc améliorer notre élevage. À l’époque de la mise en place de cette prime, les gains des chevaux étrangers atteignent presque 40 % avec un pic à plus de 70 % dans les courses de Groupe ! Le chemin parcouru depuis est important. Les éleveurs français ont investi dans la jumenterie en 2016. L’arrivée en France de jeunes sires comme Shalaa, ou de plus confirmés comme Dream Ahead, pour ne citer qu’eux, devrait encore nous permettre de monter en gamme…

 

http://jourdegalop.com/wp-content/uploads/2017/01/tableauprimes.pdf

 

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